Acheter en vrac avec ses propres emballages

Parmi nos habitudes zéro déchet, il en est une nouvelle qui s'est ajoutée récemment à nos petites initiatives. En effet, dans la mesure du possible, nous emportons désormais lors de nos sessions courses nos propres emballages pour les achats que nous effectuons en vrac.

Nous glissons donc dans notre panier :

- des "sacs à vrac", qui sont pour la plupart des tote bags en tissu (home made, publicitaires...),qui, bien que ce ne soit pas leur fonction première, conviennent parfaitement pour les fruits et légumes. J'ai aussi cousu quelques sacs plus petits pour les autres aliments qu'on achète en vrac mais en petite quantité (muesli, amandes, raisins secs, etc.)

- des bocaux ou des boîtes type Tupperware, pour la viande, la charcuterie, le fromage...

- une boîte à œufs
  • Les lieux qui acceptent
Pour l'instant, j'ai testé quelques lieux.

- Au Carrefour Market, on a accepté que mes légumes soient dans des sacs en tissu, on a accepté aussi que j'achète les œufs vendus à la pièce dans ma boîte à œufs personnelle, mais j'ai dû apporter jusqu'à la caisse l'une des boîtes en carton proposée par le magasin juste pour que la caissière ait le code barre. (En réalité, nous achetons rarement des œufs au supermarché)

- A la "Ruche qui dit oui" de ma ville, une démarche zéro déchet commence à se mettre en place : désormais, la GAEC qui fournit les œufs ne donne plus de boîte, c'est à nous d'apporter nos alvéoles. Pour le reste c'est encore compliqué car les producteurs préparent les commandes chez eux et apportent le tout dans des sacs numérotés pour faciliter la distribution, la viande est sous vide par exemple. Il n'y a que les légumes qui nous sont donnés "en vrac" et que je mets dans mon panier.

- Chez le boucher de mon quartier, j'ai testé pour la première fois cette semaine d'amener mes Tupperware, en expliquant notre démarche, il a accepté volontiers de mettre la viande dedans. (Boucherie Au filet Mignon, Béthune)

- Au supermarché bio, j'ai également pu mettre fruits, légumes, muesli, amandes, etc (bref tout ce qui est vendu en vrac) dans mes sacs en tissu. En revanche, je ne casse pas les pieds pour qu'ils déduisent le poids du sac lors de la pesée (chaque sac fait environ 10 à 15g...), pour ne pas les freiner !

J'en profite pour saluer une excellente initiative découverte grâce à un commentaire de Miss Brownie par ici : l'association Les Amis du Bocal, basée à Arras, qui sensibilise au zéro déchet et qui a lancé le label "Commerce et bocal" dans l'Arrageois. Pour en savoir plus c'est par là : www.lesamisdubocal.fr

Par ailleurs, si vous vivez du côté de Lyon, cette fois, vous pouvez trouver sur le blog Abracada Vrac un super tableau qui recense tous les aliments que vous pouvez acheter en vrac dans cette ville, et dans quel magasin.
  • Les limites :
Certains diront que c'est contraignant, qu'il faut penser à avoir des boîtes et des sacs avec soi, qu'on fait parfois des courses à l'improviste, etc. Moi je ne trouve pas ça vraiment contraignant : pour les sacs, rien n'empêche d'en laisser quelques uns dans sa voiture. Pour les boîtes, comme le boucher est à deux pas de chez moi, forcément, j'ai toujours des boîtes sous la main !

Là où les commerçants émettent le plus de réserves, c'est en ce qui concerne l'hygiène. Comme me l'expliquait mon boucher, si le client apporte un contenant souillé et qu'il tombe malade avec la viande, il risque de se retourner contre le boucher, et là les choses peuvent se compliquer. Malgré tout, les commerçants semblent assez réceptifs, car les papiers alimentaires et autres sachets représentent un coût pour eux !

Pour la petite histoire, mon boucher me disait avoir offert quelques cabas aux clients qui sont passés en période de Noël, en se disant qu'ils le prendraient à chaque venue : hélas, aucun ne l'emmène et il doit donner des plastiques à chaque fois, c'est un peu bête, non ?


Commentaires

  1. Réponses
    1. des petits riens pour faire un tout petit peu bouger les choses ;)

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  2. Ma prochaine étape ! J'ai déjà entendu ces problèmes d'hygiène évoqués par les bouchers/charcutiers. Après je pense que si on leur est fidèles et qu'il s'instaure une relation de confiance, ça ne devrait pas poser de soucis (ou un peu moins :)). Bref, faut que je m'y mette mais c'est vrai que ce n'est pas toujours facile d'oser...

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    1. Le plus dur c'est d'arriver avec ses boîtes la première fois et d'assumer de peut-être passer pour une folle, ahaha
      Pour le côté hygiène, je me disais, en même temps : si quelqu'un prend la viande dans le papier mais ne respecte pas la chaîne du froid, il peut aussi tomber malade et se retourner contre le boucher : on est jamais à l'abri, la réalité c'est que ça n'arrive presque jamais.

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  3. Bravo ! Ici, on s'en amuse avec nos commerçants :)

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  4. On fait pareil ici ! On retourne chez le maraîcher avec ses sacs en papier, on a toujours un sac réutilisable dans le coffre pour ne pas emporter celui en plastique proposé par le commerçant, on emmène nos petites boites à la boucherie, ... Mais sur ce dernier point je me demande si c'est vraiment positif d'un point de vue environnemental. Les boites prennent pas mal de place dans le lave-vaisselle, il tourne donc plus souvent et, au contraire de la machine à laver, il ne tourne pas sur l'eau de pluie. On se donne bonne conscience... Peut-être à tort ! ;)

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  5. Bonjour Eulalie,
    Comme vous je débute dans la démarche du zéro déchet et votre article m'intéresse beaucoup car j'ai pu voir dans votre description que vous êtes des Hauts de France, et moi aussi ! De plus j'ai lu Béthune dans votre article et je n'habite pas très loin de là !!
    Quand vous parlez du magasin bio qui accepte les sacs en tissus pour le vrac, il s'agit du magasin "Un autre chemin" situé à Béthune près de Auchan ?
    En tout cas merci pour ce partage !

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