Il est temps qu'Eulalie cède la place

27 août. 
Je pose quelques mots ici pour marquer une étape symbolique.

Vous aurez sans aucun doute remarqué quelques changements par ici ces derniers jours. J'ai balayé ce qu'il restait de mon pseudo, Eulalie, pseudonyme que j'utilisais ici depuis deux ans et demi. Il avait succédé à bien d'autres, marquant l'impossibilité pour moi d'écrire sur la toile sous mon identité réelle. Sept lettres qui m'ont permis d'aborder des sujets variés, des sujets parfois intimes et douloureux. Je t'ai aimée, Eulalie, pour tout ce que tu m'as fait oser.

Depuis quelques semaines, les lignes bougent. L'écriture et l'auto-édition de mon roman ont soulevé la question de mon identité d'auteur. C'était une prise de risque. Une mise à nu alors que d'autres éléments bougeaient aussi du côté professionnel et que je ne souhaitais pas associer mon vrai nom à ce projet d'écriture dont j'ignorais s'il serait une réussite. Eulalie était là pour me prêter son nom, naturellement.

Les lignes bougent encore. 
Les retours au sujet de mon roman ont été bons, enthousiastes, chaleureux. Je suis beaucoup plus sereine qu'il y a trois mois. Je sais aussi que je dois les choses positives qui m'arrivent à cette confiance que j'ai bien voulu m'accorder : croire d'abord en soi pour que les autres aient aussi envie d'y croire.
Je ne peux pas vous en dire plus pour le moment mais mon texte a de beaux jours devant lui. Et là encore il me faudra décider sous quelle identité je souhaite le porter. 

Aujourd'hui, je suis sûre de mon choix. Mon pseudo n'a plus lieu d'être. 
En écrivant ce roman, j'ai tenu la promesse que je m'étais faite à 17 ans. Assumer mon travail au grand jour sera sans doute la plus beau cadeau que je pourrai faire à l'adolescente fragile qui vivote encore au fond de moi, à qui je tends toutefois les bras depuis une bonne année. Mes égarements, les épreuves qui m'ont mise à terre, les efforts pour tirer du beau des chutes sordides, n'ont pas été vains. Je leur ai donné du sens. Ils ont trouvé dans ma sensibilité et mes émerveillements un vecteur d'expression.

Eulalie cède la place à Sophie. C'est Sophie qui a écrit, personne d'autre. Je me dois la gratitude pour cette aventure qui a tout d'une gestation et d'une mise au monde. 

J'aime l'idée que nous naissions deux fois. La première, quand nous naissons à la vie, la seconde, quand nous naissons à nous-même. (Désolée, Victor Hugo, je détourne légèrement vos propos)

En toute logique, j'ai donc effectué les changements nécessaires dans ces espaces où j'aime partager avec vous quelques bribes d'existence. J'espère que vous ne serez pas trop perdu(e)s. 
Pour ma part, c'est avec joie que je tombe le masque de pudeur.

Cette nana en robe rétro, qui pose devant une porte bleue et affiche un sourire extra-large sur une moue qui pétille, c'est moi, pas plus tard qu'avant hier. Et je crois qu'elle est sacrément contente de se sentir droite dans ses baskets, solide comme un roc, prête et confiante pour demain.


Au plaisir de vous lire !

Commentaires

  1. Sophie ! Mais quel plaisir de voir ce changement, cette révélation !

    Tu es resplendissante. En dehors comme en dedans. J'aimais beaucoup Eulalie. Je sens que je vais adorer Sophie !

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    1. Merci beaucoup Rozie ! 2018 a été une année assez libératrice, quel bonheur !

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  2. J'admire ton courage et ta force! Bravo pour le chemin parcouru et bienvenue à Sophie!!

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