Zéro déchet : le point salle de bain

 

Ce mois-ci, ma famille fête ses trois ans de démarche zéro déchet
Comme je l'ai expliqué plusieurs fois, nous avions amorcé quelques petits gestes en ce sens bien avant (la coupe menstruelle ou la lessive maison par exemple). Septembre 2015 a marqué une réelle conscientisation de notre démarche et fut le clap de début de changements plus profonds.
Le bilan de l'an dernier sur notre engagement est toujours valable, n'hésitez pas à aller le relire !

Aujourd'hui, je vous emmène dans notre salle de bain, pièce de la maison où nous avons réalisé de nombreuses transformations, pour un petit focus.

Là où nous jetions beaucoup autrefois (cotons démaquillants, lingettes, cotons-tiges, rasoirs jetables, emballages de produits et cosmétiques, protections périodiques...), nous avons aujourd'hui pour poubelle un seul petit bocal pour les quelques déchets qui subsistent.

Vive la savonnette !
 
Nos produits d'hygiène sont désormais solides. Exit le savon pousse-pousse, le gel douche, le shampoing en flacon.
Nous avons redonné toute sa place à la savonnette, choisie avec soin. Le shampoing solide a également trouvé sa place sur le rebord de notre baignoire.

Je suis complètement conquise par les savons & shampoing de la marque Möbius. Ces cosmétiques bio sont fabriqués de façon artisanale à Roubaix (c'est donc un achat local pour moi). J'aime beaucoup l'éthique de la marque. La gamme est variée, les compositions très clean.
Nous nous procurons ces savons via Le Court Circuit (une sorte de drive fermier), avec un point de retrait dans notre ville, chez un horticulteur que nous connaissons. Pratique, donc, puisque nous récupérons nos autres courses en même temps.

Petit souci d'approvisionnement pour le shampoing toutefois en ce moment. Alors je vais tester le shampoing So Champs, vu chez Delphine (Le Mouti blog).

Mort au jetable !

(Je suis en forme, côté slogans...)
Nous avons réussi à remplacer définitivement les cotons jetables, remplacés par des petites lingettes ou débarbouillettes lavables fabriquées par nos soins. On a parcouru du chemin depuis 2016 où ce n'était pas du tout du 100% lavable dans nos placard (cf. cet article).

Plus de cotons-tiges non plus depuis que nous avons acquis nos oriculi (Lamazuna) : vous savez, ce petit bâton incurvé au bout qui sert à nettoyer le bord du conduit de l'oreille. On va a priori le garder à vie, et si par malheur on venait à le casser, il est compostable. 

Les rasoirs jetables ou à têtes interchangeables en plastique sont bannis depuis que nous avons acquis chacun notre rasoir de sûreté à ouverture papillon. Après plus d'un an d'utilisation, nous n'avons pas fait marche arrière. 20 euros environ à l'achat, des lames très peu chères, imbattable !

Je ne l'ai pas prise en photo, mais évidemment, je suis toujours une adepte de la coupe menstruelle. Dans quelques mois je fêterai mes 10 ans d'utilisation !  
Si vous l'aviez loupé, l'article qui lui est consacré se trouve ici.


Le fait maison :

Sur le rebord de notre lavabo, le petit pot au couvercle doré contient notre déodorant. C'est de loin le plus efficace que je connaisse, nous l'avons fabriqué nous-même à base de produits naturels et sains (la recette, sur notre blog de transition).

L'autre pot contient de la maïzena, oui oui, la fécule de maïs utilisée en cuisine. Elle me sert de shampoing sec, déposée en toute petite quantité sur la petite mèche de cheveux qui a tendance à re-graisser certains matins. Il faut y aller en douceur, au risque d'avoir un film blanc sur les cheveux. 

Mets de l'huile !

Parmi mes produits "chouchou", l'huile d'argan est une incontournable. Elle me sert de démaquillant et d'hydratant pour le contour des yeux. Elle est parfaite sur la peau avant et après le rasage également. J'aime beaucoup aussi l'huile de coco, très agréable en hydratation de la peau, très utile aussi pour fabriquer nos divers cosmétiques maison. Même si j'ai conscience que ce n'est peut-être pas l'idéal d'utiliser un produit provenant de si loin. Hélas, je n'ai pas vraiment de solution plus locale.


Le bois, c'est la vie :

J'ai investi il y a au moins deux ans maintenant dans des brosses  / peignes en bois, moins fragiles que ceux en plastique, plus nobles. La brosse a quelques picots cassés, mais globalement elle tient le coup. 

Quant aux brosses à dents, elles sont toujours compostables. Nous avons testé plusieurs marques selon ce qu'on trouvait en magasin. Hydrophil au départ (j'en parlais ici), My Boo company ensuite.
Sur la photo ci-dessous, les brosses sont en fin de vie, elles ont eu depuis leurs poils arrachés et mis au recyclage. Le manche ira au compost ou au jardin en étiquette à semis.
J'ai une préférence pour les brosses Hydrophil (je trouve qu'elles brossent mieux), trouvées désormais dans la boutique bio à côté de chez moi. (Et ça ne coûte pas plus cher qu'une brosse en plastique).


Choisir ses batailles :

En ce qui concerne le dentifrice, nous sommes revenus à des dentifrices bio / du commerce. Nous n'avons pas vraiment réussi à trouver la recette qui nous convenait sur le long terme, ni à prendre l'habitude d'en refabriquer régulièrement. On ne s'acharne pas, on garde notre énergie pour d'autres changements !

Les bémols :

Non, notre salle de bain ne contient pas QUE ces astuces et produits écolo. On n'a pas atteint l'idéal, c'est certain.

Le placard contient encore un kit de pharmacie rempli de plastique et de produits (le désinfectant, les pansements...), des médicaments divers, entre la pommade pour tel problème et le paracétamol, les suppositoires contre la toux... Difficile de tout éliminer. 

Il y a aussi mon maquillage, que je garde, même si j'en ai considérablement réduit la quantité. J'utilise une crème hydratante pour le visage Avène (ma peau est très difficile et ne tolère que quelques classiques), ponctuellement une BB Crème Nuxe bio, et pour les occasions, un mascara, du rouge à lèvres et un blush Benecos. 

Enfin, il reste l'eau de bleuet bio en spray dans un flacon en plastique pour laquelle je ne trouve pas de solution durable. Ma peau se porte dix fois mieux depuis que je n'utilise plus l'eau du robinet pour la nettoyer. J'avais bien trouvé de l'eau de bleuet bio en bouteille en verre, mais en vente sur le net, avec carton et papier bulle + transport : est-ce vraiment plus écologique ? Je ne la trouve pas en vrac. Si vous avez des tuyaux, je prends !!



Voilà pour mon bilan salle de bain ! 
Je réalise le chemin parcouru quand je me retrouve à traverser le rayon cosmétiques d'une grande surface. Ces centaines de gels douches, de shampoings, ça me fait halluciner. Pourtant il y a 5 ans encore, je m'y attardais pour choisir LE produit qui me ferait soi-disant la plus belle chevelure...Hmhm. Outre la quantité délirante d'emballages que ça représente, les compositions sont pour la plupart à fuir. Si vous n'y croyez pas, 60 millions de consommateurs a consacré l'an dernier un numéro à ces produits.


J'espère vous avoir apporté quelques idées de petits changements faciles à mettre en place et peu coûteux. Il est finalement question tant de santé que de déchets. Tout ce qu'on étale sur notre peau se retrouve dans notre corps, ça donne à réfléchir...



Commentaires

  1. Eh bien un grand bravo pour tous ces changements !!
    J'ai moi-même hésité à acheter de l'huile de coco, mais les polémiques sur la manière dont les noix de coco sont ramassées (avec les singes) m'a fait aller vers l'huile de noisette. J'en suis très satisfaite, elle convient à ma peau, est plus locale et vendue dans un flacon en verre au Biocoop. Il existe d'autres types d'huiles (nigelle, abricot...)(mais peut-être que tu le sais déjà), Parenthèse Citron a fait un article très complet sur les huiles végétales. Et j'utilise aussi de l'huile d'amande douce.
    Pour moi, l'oriculi est adopté. Je prendrai une brosse à cheveux en bois quand la mienne sera cassée, mais ça fait 7 ans que je l'ai et elle est toujours en très bon état.
    Shampoing solide et savons solides, ok. Après je fais bien moins que toi. Mais pour l'instant je ne peux pas changer grand chose (je vis en famille mais vu mon âge faut que tout le monde participe, je ne peux pas faire les choses dans mon coin).
    Et je ne savais pas qu'on pouvait utiliser de la maïzena !
    Bisou :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour la référence de Parenthèse Citorn, j'irai voir. J'utilise beaucoup l'huile de coco dans mes préparations type baume à lèvres, déo maison, je ne sais pas si une autre huile permettra d'avoir le même résultat (en texture et en efficacité). A tester !
      C'est déjà très bien ce que tu fais, j'aurais aimé être aussi consciente de ces questions à ton âge !

      Supprimer
  2. Le zéro déchet c'est la vie! On se rends plus compte, mais aujourd'hui on à tout pleins d'alternatives durables.. Ce qui est cool c'est que de plus en plus de personnes en prenne conscience! De notre côté aussi la machine est en marche aussi et ça fait plaisir à voir :)! Je ne savais pas qu'il existait ce genre de rasoir, j'en ai un avec les têtes interchangeables, mais je pense que je vais investir dans un comme ça! Merci pour la découverte héhé!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce sont les rasoirs qu'utilisaient nos grands pères, j'en suis très satisfaite pour ma part !

      Supprimer
  3. Merci pour cet article. Prochaine étape, le rasoir de sûreté et l oriculi. J'espère que tu seras satisfaite du shampoing :) Passe une bonne journée !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai testé le shampoing, il est parfait ! Mes cheveux sont légers et brillants, j'adore ! Il n'y a plus qu'à convaincre un commerçant de ma ville de les commercialiser pour éviter la commande internet !

      Supprimer

Enregistrer un commentaire