Ecrire autre chose

Vous passez deux ans à travailler sur un texte. 

Il est édité quelques mois plus tard. 

Enfin, il sort. 

Les gens le lisent. 

En un après-midi, en trois jours, en une semaine ou deux. 

Et ils réclament une suite ou une autre histoire à se mettre sous la dent.
Domaine public

Ô, qu'il est difficile à écrire, le second livre. Au départ, j'ai cru pouvoir enchaîner directement avec l'écriture d'un second roman. Je l'ai même commencé. Une cinquantaine de pages dorment dans mon ordinateur. 

Mais les questions de mon esprit me parasitent. Qu'attendent les gens ? Aimeront-ils cette autre histoire ? Peut-on écrire une histoire qui ne contienne pas vraiment d'histoire amoureuse quand le premier livre en tirait sa consistance ?

Après deux ans presque en apnée à écrire mon premier roman, j'ai surtout ressenti le besoin de remonter à la surface pour respirer et essayer plein de choses. Expérimenter. Utiliser ce blog et instagram comme des laboratoires. Il fallait que les idées décantent. Que je trouve mon identité au milieu de cette première aventure éditoriale.

Vu de l'extérieur, on pourrait croire que je me disperse. 

Mon projet de second roman est en pause. 

Néanmoins je n'ai pas cessé d'écrire. Cet hiver, j'ai bouclé un recueil de chroniques illustrées qui cherchent actuellement un éditeur. La tâche est ardue : c'est un format particulier, je le sais. Toutefois, je pense sincèrement que cet ouvrage peut trouver une résonance chez des lecteurs. Je m'arme de patience, j'accueille les refus qui commencent à arriver. Avec une nuance : les refus sont plus doux jusque dans leurs argumentations quand on a déjà publié. Quelle que soit l'issue de ce projet, il ne sera question ni de victoire, ni d'échec, juste d'apprentissage.

Par ailleurs, je travaille actuellement sur un autre petit texte de format court. Il sortira très certainement cet été.  Celui-ci sera auto-édité. Non pas parce qu'il a été refusé ailleurs : je ne le propose pas aux éditeurs. Je veux en garder les droits. Vous comprendrez pourquoi le moment venu. 
Sans en dire trop pour le moment, ce sera une petite bulle de douceur, comme un petit bonbon à s'offrir pour faire une pause.

Et puis il y a ce livre plus conséquent, ce projet sur mon histoire familiale, plus intime, qui dort aussi mais qui, en réalité, mûrit. Il me tarde d'y consacrer réellement du temps cet été.

Dans tous les cas, mon rapport à l'écriture change. Des barrières s'effacent doucement. Je me sens un peu plus libre, comprenant que mes limites et mes craintes sont avant tout des constructions mentales. Alors j'avance, je crée en essayant de rester focalisée sur ma création plutôt que sur le jugement de ma création !


Commentaires

  1. Merci pour ce partage. Rester focalisé sur la création et le plaisir de créer est essentiel. Rester vrai, voilà ce que les gens veulent.
    J'attends cet été avec impatience alors. Je comprends parfaitement il y a certains textes qui doivent rester tels quels.
    Bonne continuation!

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    1. Exactement, rester vrai, et pas juste écrire pour faire plaisir aux autres. Merci pour tes encouragements !

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  2. J'ai eu le privilège de découvrir en avant-première cette "bulle de douceur". Un plaisir de lecture, tantôt poétique, tantôt onirique (et même les deux à la fois !) ! Une gourmandise comme je les aime...

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  3. Pourquoi ne pas édité ton recueil grâce à Ulule ? Je participerai avec joie si tu te lançais dans ce projet. Je pense que dans l'écriture il ne faut pas se forcer et faire ce qu'on a envie sur le moment .

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    1. Bonjour Caroline, je vais passer à nouveau par KDP, comme pour les débuts de L'Aubépine. Ca pourrait même arriver très bientôt ;-)

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