Ecrire...et vous en dire un peu plus

J'ai été mise au défi sur Instagram par The country mom pour répondre à quelques questions sur mon rapport à l'écriture.

Je trouve l'idée amusante et je me dis que ça vous plaira peut-être que je vous dévoile les coulisses de cette activité !

L'écriture, pour toi

Écrire, pour moi, n'était pas une chose aisée ni évidente quand j'étais plus jeune. Jusqu'au collège, malgré des bonnes notes, j'avais le sentiment d'être mauvaise en français. En réalité, j'étais surtout complexée par un manque de vocabulaire, un manque de culture générale et terrorisée par le regard des autres sur mes productions.
A l'adolescence, écrire est devenu une soupape, l'un des meilleurs moyens d'exprimer mes émotions souvent intenses, de faire le tri dans mes pensées incessantes. Je suis une solitaire dans l'âme, écrire pour moi est alors devenu une évidence, une nécessité.
Aujourd'hui, l'écriture revêt pour moi des aspects divers et enrichissants. 
C'est toujours mon moyen d'expression privilégié. Ma méthode Marie Kondo de rangement des ruminations (alors que dans la vie, je suis vraiment désordonnée). Je suis très structurée, par écrit, là où je me perds souvent à l'oral.
C'est aussi devenu un lien avec les autres, un partage. J'ai pris conscience que raconter pouvait permettre aux autres de me comprendre et de se comprendre eux-mêmes. 
Enfin, c'est un jeu, un plaisir. Il n'y a pas de limite à l'imagination ! En écrivant, j'apprends à m'affranchir d'une multitude de frontières. Je fabrique quelque chose de palpable à partir de sensations, d'émotions. Je transforme du cérébral en matière. Je répare des blessures. C'est un peu de la magie !

Ta plus grande peur en tant qu'écrivain

Je suis terrorisée à l'idée de perdre mes écrits à cause d'un bug informatique ! J'ai eu une frayeur avec L'Aubépine (mon premier roman) alors que j'étais en fin d'écriture. Mon fichier word s'est retrouvé corrompu, il n'affichait plus que des symboles insignifiants. Heureusement, je suis parvenue à récupérer mon travail par je ne sais plus quelle manipulation. Mais depuis, je fais des sauvegardes sans cesse !

Combien de temps écris-tu par semaine ?

Mon temps d'écriture est extrêmement variable d'une période à l'autre. Il y a des semaines où je n'écris pas, par manque de temps, d'envie. Il y en a d'autres où je produis des dizaines de pages ! 

T'est-il déjà arrivé de pleurer pendant une séance ?

Certains rares passages de L'Aubépine m'ont tiré quelques larmes. En général, je pleure toutefois peu en écrivant, l'émotion de mes larmes contenues passe plutôt par l'encre qui coule sur le papier.

Parle nous de ton projet en cours

Le singulier me fait sourire. Un projet ? Des projets ! J'en ai une flopée ! En ce moment, dans mon ordinateur, plusieurs textes se disputent mon attention. Un écrit sur mon histoire familiale. Un roman jeunesse. Un roman feel-good. Sans parler d'un autre manuscrit de chroniques qui se promène chez des éditeurs en espérant trouver quelqu'un qui voudra le publier.
J'aime lire des genres très variés, et j'aime m'amuser, alors j'écris aussi de cette façon : en essayant beaucoup de choses !
Et puis, évidemment, il y a Du merveilleux dans l'ordinaire, mon recueil, qui sort lundi 17 juin ! Je trépigne !

Quels sont tes objectifs d'écriture ?

Je pense terminer mon roman jeunesse cet été. Je me fixe la fin 2019 pour le texte sur mon histoire familiale. Pour le reste, je suis mes envies.

Suis-tu des conseils d'écriture ? Et si oui, de qui ?

Je n'ai jamais pris de cours ou participé à des ateliers pour perfectionner mon écriture. Je garde néanmoins en tête deux grandes idées :
- "Écrire, c'est réécrire", comme me l'a si bien dit Thierry Declercq, un auteur adorable que je suis de près et qui m'a aidée à la relecture de textes. Retravailler ses textes est absolument nécessaire.
- "Mon travail, c'est de faire, pas de juger ce que je fais", paraphrase sans doute très approximative de ma part, de Julia Cameron, auteure de Libérez votre créativité. Voilà qui évite de perdre du temps et de se poser trop de limites. Faisons d'abord, ensuite, nous aurons matière à perfectionner, peut-être, mais nous aurons au moins créé quelque chose.

Plutôt Auto-édition ou Maison d'édition ?

J'ai la chance d'éprouver les deux fonctionnements. Chacun a ses avantages et ses inconvénients. 
Avec l'auto-édition, je suis libre de mener mon projet comme je l'entends de A à Z. Je passe, en ce qui me concerne, par KDP, la plateforme d'Amazon. C'est loin d'être parfait mais à ce jour c'est la seule plateforme que j'ai trouvée qui soit compatible avec mon statut, peu risquée en terme d'engagement financier, et qui permette de diffuser largement mes livres. Elle est également très transparente en matière de nombre de livres vendus, et les redevances (sortes de droits d'auteur) sont très correctes.
Le revers de la médaille, c'est que mes livres ainsi publiés ne seront pas en librairie. Cela suppose aussi de n'avoir bénéficié d'aucun regard éditorial, et donc de bien s'entourer pour proposer des ouvrages dignes d'un pro !
Publier chez une maison d'édition est une chance. Rares sont les élus. C'est une opportunité incroyable pour pouvoir vendre en librairie et participer à des tas d'événements. Cela permet aussi d'avoir une crédibilité et de bénéficier d'un regard, voire d'un travail éditorial sur le texte. 
Mais là aussi, il y a quelques inconvénients, dont la cession des droits, le peu d'informations reçues sur les ventes, les compromis à faire sur certains choix... Le livre ne nous appartient plus pleinement. 
Je pense qu'il ne faut idéaliser aucune des deux formes de publication. Chaque expérience est formatrice
Expérimenter les deux permet en tout cas de prendre beaucoup de recul sur le milieu du livre et d'avancer en faisant des choix plus éclairés qui dépendent aussi du type de texte que l'on souhaite publier.

---

Je vous remercie de m'avoir lue !
D'autres témoignages d'auteurs à retrouver sur Instagram (#writersofinstagram)


Commentaires

  1. Tu as bien fait de ne pas te limiter aux caractères imposés par Instagram. J'ai adoré découvrir tes réponses ��. Et j'attends le 17 juin avec impatience. Merci d'avoir joué le jeu.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire