Rencontres #septembre2019

La posture n'est pas simple : je suis auteure, pas commerciale.

Pourtant, je dois vendre mon livre, tenter de vous convaincre, lors des salons et des séances de dédicaces, que c'est un achat à faire. C'est ce qu'on attend de moi.

Je ne suis pas tête d'affiche. C'est moi qui suis dans la posture d'attente là où certains voient l'attente constituée en file devant leur table. J'attends que quelqu'un s'arrête, ose croiser mon regard, s'intéresse à mes mots. Je ne suis personne aux yeux du monde, et c'est très bien ainsi. 

Je vous le confirme : je ne suis pas commerciale. Il m'est difficile d'argumenter pour déclencher un achat. Comment savoir si ce que j'écris vous touchera, vous plaira ? Quoi de plus subjectif qu'un livre ? Comment pousser à la vente, moi qui suis adepte des médiathèques, des bouquineries ? Je sais que le livre neuf est cher, je sais qu'il est une forme de consommation. Nous avons tous nos contradictions.

Ce n'est pas très grave, de ne rien vendre.

Ce que je préfère, lors de ces événements, ce sont les rencontres.
Comme Stecy, (re)venue me saluer dimanche, lors du Festival de Poésie (Maison de la Poésie des Hauts-de-France) alors qu'elle fut l'une des premières inconnues à s'approcher de ma table en janvier dernier.

Ou Annie Degroote, rencontrée pour la première fois, et avec bonheur, samedi à Nieppe lors du festival du livre. Elle est de ces auteurs qui dégagent une si belle lumière !


Maison de la Poésie des Hauts-de-France
Avec Annie Degroote au festival de Nieppe.















Ou Jean-Michel, Catherine, Amélie, Carine, Arlette, Alain, Amandine, Bénédicte, Eve, Véronique, Bruno, Yann, Eric, Sandrine... avec lesquels j'ai partagé un peu de temps.

Cet ultime week-end de septembre a tenu, en cela, ses promesses.
Celles des jolies rencontres.

Commentaires

  1. Ces rencontres, c'est tellement j'imagine.
    C'est ce que je ressens parfois quand j'ose parler de mes livres...
    Auteur pas commerciale, je comprends Sophie. Ce n'est même pas sortir de sa zone de confort. C'est être quelqu'un que l'on n'est pas.
    Mais les rencontres, c'est ce qui compte.

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    1. Je crois que j'ai le sentiment de ne pas avoir le recul nécessaire pour parler de mes livres. Les autres le font mieux que moi !

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