Réinventer le partage

Confinement, jour 3.


Vraiment, on s'habitue à tout. 

Au silence de la rue, à l'absence de silhouettes sur les trottoirs, à la ville qui semble endormie par delà nos fenêtres. 

Nous nous installons peu à peu dans une routine intérieure. Une routine de l'ensemble, et du chacun chez soi à la fois. Plein de petits noyaux familiaux disséminés entre leurs quatre murs.

Ici, c'est serein. Les chats se délectent de notre présence, on se laisse bercer par leurs ronrons.

La bouilloire chante et rythme nos journées comme les cloches des églises autrefois. 

Le travail s'invite mais ne monopolise pas toute la place. Une heure ici, une autre là. Ce sont des interstices contraints mais pas vraiment subis, parce que reste le temps. Le précieux temps. 

Vous savez, c'est étrange, mais juste avant le confinement, je me suis posé la question de la frontière entre l'intime et le public, entre le personnel et le collectif, entre l'individuel et le collectif. Ce sujet s'est invité sans que je m'en aperçoive vraiment. J'ai tiré sur la ficelle, débobiné la pelote. 

Aujourd'hui, cette thématique me semble arriver à point nommé. C'est exactement ce que nous vivons. Une expérience intime, individuelle, mais partagée par tous ! Une expérience solitaire et collective à la fois. Chacun de nos vécus peut être tendu comme un miroir.

(Toujours poster des photos de chats... C'est si réconfortant !!!)


L'exposition "Jardin secret...", dont je vous parlais ici dernièrement, soulevait cette question. Les échanges avec Maggie, du Bookkafé, m'ont aussi fait sortir d'un tiroir un texte intime qui y dormait, comme attendant le moment parfait pour sortir. Il a commencé à exister à d'autres oreilles. Trouvant une résonance .

Avec ce confinement, pas de doute, il va falloir réinventer le collectif, réinventer le partage. 

J'ai eu une idée. 

Une idée de partage intérieur. 

Faire venir jusqu'à vous des créations intimes, introspectives, pour faire vibrer la corde de l'universel, et peut-être, faire résonner un écho, de ma fenêtre, jusqu'aux murs de votre salon. Comme un miroir tendu.


Alors, curieux ? Qu'est-ce que ça vous inspire ?


Commentaires

  1. Ouhhh j'ai hâte de découvrir ça ! Je suis certaine que ça va me plaire :)

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