Petits mais grands bonheurs d'été



Notre tribu a le goût des séjours au calme et au grand air. C'est loin des foules que nos corps se détendent, dans la verdure que nos esprits se connectent au présent et à l'essentiel.

Par souci de santé, par souci écologique et par avantage collatéral économique, nous faisons le choix de nous ressourcer, nous reposer, nous retrouver dans des endroits proches de chez nous. La diversité des paysages nous satisfait, la météo ne nous importe que peu.

Je ressens beaucoup de gratitude quand je pense à cette chance que nous avons, malgré tout, de pouvoir nous offrir un séjour, même court, ici ou là : beaucoup de gens ne partent pas en vacances. Pourtant, nous les vivons très simples, ces vacances.

Nous sommes bien là où nous pouvons être ensemble, dans la nature, dans notre bulle. Et si nous n'avons rien à faire, ou presque, c'est encore mieux !

Cocher toutes les cases d'une liste à rallonge de choses à faire, remplir le planning à ras bord, ça n'est vraiment pas pour nous. Nous n'en ressentons aucune frustration. Nos vacances n'ont pas d'objectif de "démonstration sociale", elles sont un espace-temps consacré à nos essentiels, à l'être plutôt qu'à l'avoir et au faire. Nous nous émerveillons d'un lapin aperçu sur un chemin ou d'un bouquin trouvé ici, d'un bel arbre contemplé là, d'heures de balançoires dégustées au son des tourterelles.
Le point commun entre toutes ces choses ? Elles sont gratuites, apportent un plaisir durable et sont accessibles au plus grand nombre.

En juillet, nous avons posé nos valises à la campagne. A peine avions nous foulé le gazon de notre gîte que nous tenions fièrement des bouquets de trèfles à quatre feuilles entre nos doigts ! Oui, des bouquets entiers ! Cueillis à la chaîne, les trèfles ! Offerts à nos yeux, comme ça, en cadeau de bienvenue ! Nous avons posé les yeux sur leur nid, leur endroit secret, mais, surtout, nous avons pris soin d'en laisser pour les locataires suivants. Le bonheur et la chance n'ont de sens que s'ils se partagent...



Du merveilleux dans l'ordinaire, nous en avons vu et ressenti beaucoup, en l'espace d'une semaine.

D'heureuses coïncidences, des livres découverts, des heures dorées chatouillant les blés et les maïs, des animaux, des papillons (beaucoup de papillons), des empreintes de pieds préhistoriques au fond d'un bol de cacao (alors qu'on lisait un livre sur Lascaux), les belles fesses de sculptures impudiques, des bijoux éphémères faits de mes fleurs préférées, des hôtes lumineux et chaleureux.

Et puis tous ces moments que je garde pour nous, aussi.

Notre trésor.
Notre âtre intérieur pour les jours de moins bien.





Il y a des lieux qui nous habitent longtemps pour la jolie lumière qu'ils diffusent dans nos souvenirs.
Celui de notre été 2020 en sera, sans aucun doute.

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